L'information du patient pour réduire la fréquence des sinistres...

Si la fréquence des sinistres a tendance à se stabiliser dans le domaine de la chirurgie, le coût moyen des dossiers continue à augmenter.

En effet, la fréquence des sinistres est restée cantonnée sous la barre des 30% entre 2008 et 2012, soit une mise en cause tous les trois à cinq ans par assuré. En revanche, le coût moyen des dossiers clos au cours de la même période est passé de 1 400 € à 7 500 €.

PROBLÈME D'INFORMATION DANS 45% DES MISES EN CAUSE

La chirurgie orthopédique s’avère la spécialité la plus mise en cause, devant la chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (18%) et l’anesthésie-réanimation (12%).

Sur l’ensemble des sinistres analysés, l’état de santé initial du patient reste le premier facteur de risque, mais 45% des mises en cause ont pour origine un défaut d’information du patient. Ce problème se rencontre dans toutes les spécialités. A une seule exception : en anesthésie-réanimation. Dans cette spécialité, en effet, la généralisation d’un document standardisé pour le recueil du consentement du patient a permis de réduire le taux de défaut d’information à 20%.

DES OUTILS POUR INFORMER

L’accréditation délivrée par la Haute autorité de santé (HAS) aux médecins qui s’engagent dans une démarche de gestion des risques porte elle aussi ses fruits. La probabilité de survenance d’un sinistre est réduit de 10% quand le praticien est accrédité.